Nov 292022
 

À l’occasion de la commémoration du centenaire de la naissance de Pier Paolo Pasolini, la TR1 « Cultures, Herméneutique et Transmission » de l’UR CERES de l’Institut catholique de Toulouse a décidé d’organiser une « Semaine Pasolini » est organisée du 5 al 7 Dicembre, en direction des étudiants et auditeurs de toutes sortes désireuses, au travers de films, discussions-débats et conférence, de découvrir ou de redécouvrir l’œuvre de cet artiste inclassable.

Téléchargez le programme en cliquant ici

Sep 052022
 

FESTIVAL POLAR DU SUD: Direction l’Italie avec l’un des maîtres du roman noir italien, Carlo LUCARELLI

TRÈS BELLE SOIREEE à la Cave Poésie, 71 Rue du Taur, 31000 Tolosa, LE VENDREDI 7 OCTOBRE à 19H00

A l’occasion du festival, il a présenté « Une affaire italienne », roman qui signe le retour de De Luca, commissaire de renom pendant la période fasciste, qui revient incognito, après 5 ans sur la touche, pour une enquête dans la Bologne de l’après-guerre. Questo romanzo, paru aux Editions Métailié, obtenu le prix Violeta Negra Occitanie 2022.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour en savoir plus sur l’auteur et ses œuvres, rendez-vous sur notre site internet : HTTPS://www.toulouse-polars-du-sud.com/carlo-lucarelli

Né à Parme en 1960, il vit non loin de Bologne où il situe nombre de ses livres. Chroniqueur, scénariste, dramaturge et animateur de télévision, Ha pubblicato numerosi romanzi, polars et autres nouvelles. Il écrit également des scénarios de BD et anime une célèbre émission de télévision sur des affaires non résolues. Il fait ses débuts littéraires en 1990 avec le premier volet de la série du commissaire De Luca, « Carte blanche ». Viendront ensuite trois autres séries de polars mettant en scène l’inspecteur Coliandro, l’inspecteur Grazia Negro (notamment « Almost Blue », adapté au cinéma par Alex Infascelli en 2000) et le Capitaine Colaprico. A noter également parmi ses œuvres « Laura de Rimini », « L’île de l’ange déchu », ou encore « Meurtre aux poisson rouges », écrit à quatre mains avec le maestro Andrea Camilleri.
Lug 042022
 

A LA CINEMATHEQUE DE TOULOUSE: Venerdì 09 al giovedì 22 Settembre 2022

En partenariat avec la librairie Ombres Blanches, la Cinémathèque de Toulouse célèbre le centenaire de la naissance de Pier Paolo Pasolini, artiste complet, intellectuel hérétique, écrivain exigeant et cinéaste majeur.

AGENDA:

Venerdì 09 Settembre 2022 : Rencontre avec Laurent Feneyrou | Ombres Blanches / 18h00

Mercoledì 14 Settembre 2022 Rencontre avec Hervé Joubert-Laurencin | Ombres Blanches / 21h00

Mercoledì 14 Settembre 2022 Salò ou les 120 journées de Sodome (Salò o le 120 giornate di Sodoma)

PIER PAOLO PASOLINI IMAGES FIXES : dal 18 juillet au 14 septembre à L’Atelier, espace d’exposition de la librairie Ombres Blanches

Une exposition de la Cinémathèque de Toulouse à l’occasion du centenaire de la naissance de Pier Paolo Pasolini.

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L’Atelier, espace d’exposition de la librairie Ombres Blanches, accueille cet été le cinéma de Pier Paolo Pasolini, illustré par un large éventail de documents conservés par la Cinémathèque de Toulouse. Les photos de tournage, de plateau et d’exploitation côtoient des documents singuliers comme les press-books italiens ou une plaque gravée, témoin d’une pratique publicitaire désuète. Autant de façons de replonger dans l’univers si personnel du grand intellectuel et cinéaste qu’est Pasolini.

Durant tout l’été, et dans le cadre de l’exposition, la librairie proposera l’en- semble des livres disponibles du cinéaste, poète et essayiste Pasolini, et des essais qui lui sont consacrés. Une table de livres consacrée à l’Italie politique, littéraire et intellectuelle des années 1960 e 1970 complétera cet ensemble pour une meilleure connaissance de Pasolini.
En clôture de l’exposition, la libraire accueillera deux soirées autour de Pier-Paolo Pasolini.

VENERDÌ 9 SEPTEMBRE À 18 H :
Laurent Feneyrou pour Biagio Marin & Pier Paolo Pasolini : une amitié poétique (Éditions de l’éclat).
Faire se retrouver dans un même volume le poète Biagio Marin (1891-1985), connu de quelques initiés et dont l’œuvre en dialecte semble être aussi infinie que la lagune qui fait face à la petite ville de Grado, entre Trieste et Venise, et Pier Paolo Pasolini (1922-1975), célébré dans le monde
entier comme l’horizon d’un siècle dont il fut l’icône pourfendue, est de l’ordre du naturel. Ces deux hommes, que plus de trente années séparent, furent amis. Amis de poésie, comme on l’est de l’enfance, passée pour l’un et pour l’autre dans ces régions des Trois Vénéties, à une époque où la langue était encore attachée au paysage. Aux six écrits inédits de Pasolini sur Marin s’ajoutent ici deux recueils en bilingue de Biagio Marin, dont les treize chants d’une litanie à la mémoire
de l’ami « fracassé », au presque lendemain de sa mort tragique en 1975 aux environs d’Ostie.

MERCREDI 14 SEPTEMBRE À 18 H : Hervé Joubert-Laurencin pour Le Grand Chant. Pasolini poète et cinéaste (Éditions Macula).
Cette rencontre sera suivie à 21 h à la Cinémathèque d’une projection du film Salò ou les 120 journées de Sodome (1974) di Pier Paolo Pasolini, présenté par Hervé Joubert-Laurencin.

Ce livre de 700 pages est le produit d’un travail de fond, mené depuis de nombreuses années par l’un des plus grands spécialistes de Pasolini, qui permet au lecteur de suivre l’extraordi- naire production d’abord littéraire puis cinématographique d’un artiste à l’écriture polymorphe.
Organisé de façon chronologique, l’ouvrage révèle comment la poésie et la littérature ont nourri les films de Pasolini en mettant au jour un système qui s’apparente à de l’orfèvrerie — à la manière d’un vitrail dont les détails de fabrication de chaque couleur nous seraient exposés. Si de nombreux livres existent sur Pasolini, celui-ci est unique en ce qu’il entreprend de saisir toute la vie et l’œuvre de l’artiste. Professeur d’esthétique et d’histoire du cinéma à l’université Paris Nanterre, Hervé Joubert Laurencin est traducteur et spécialiste de l’œuvre de Pier Paolo Pasolini et des écrits d’André Baz

Feb 252021
 

NAPOLI e dintorni
À propos de la ville de Naples, nombreux sont ceux qui ont essayé de la raconter, et personne n’a jamais pleinement réussi. Ne croyez pas que je vais venir, moi aussi, allonger la liste des ingénus qui pensent pouvoir définir en un article l’impossible identité d’une ville et de ses habitants !
Naples est insaisissable et ceux qui écrivent à son propos en tirent chaque fois une impression différente parce que, tout comme le mystère, Naples dépasse l’entendement : elle est à la fois tout et son contraire.
(…)
On ne peut pas la comprendre, on ne peut que l’aimer pour ce qu’elle est et pour ce qu’elle n’est pas, à l’image de tous les grands amours. C’est ainsi que dans ce numéro, plutôt que vous laisser déambuler parmi les ruelles des Quartiers Espagnols, leurs boutiques artisanales et leurs nombreux « vasci » (i bassi) con, pourquoi pas, des photos dignes de cartes postales, nous avons décidé de donner la parole à ses femmes : “Voix de femmes” est l’article qui racontera la ville à travers certaines des Napolitaines – de naissance ou d’adoption, légendaires ou littéraires – les plus entreprenantes, courageuses, fortes, révolutionnaires ; toutes, à leur manière, ont façonné la ville et son caractère complexe.

De ce premier numéro de l’année 2021, il ne pouvait pas être absent, lui, l’Italien par excellence : Dante Alighieri, le poète et père de la langue italienne.
En cette année où l’Italie (le Bel Paese, aurait-il dit) célèbre le sept-centième anniversaire de sa mort, nous avons demandé à Alessandro Barbero, universitaire et grand divulgateur, des éclairages concernant la vie du poète, mais aussi son temps.
(…) Bien sûr, si aujourd’hui nous parlons italien, c’est aussi grâce à Dante Alighieri. L’histoire est bien connue, nous en avons déjà parlé plusieurs fois dans les pages de RADICI : le Sommo Poeta conféra dignité littéraire au florentin en l’adoptant pour la rédaction de son œuvre. Mais jusqu’alors, comment parlait-on, comment écrivait-on en Italie ? Combien y avait-il de langues dans le pays ? Est-il vrai que si les Français ne s’en étaient pas mêlés, nous parlerions aujourd’hui sicilien ? Voilà quelques-unes des questions abordées de ce numéro de RADICI.
L’actualité, pour sa part, est là pour nous rappeler l’un des vices les plus anciens que l’Italie traîne derrière elle : son besoin d’un homme seul aux commandes, de l’homme de la Providence (évidemment ce n’est jamais une femme). C’est comme ça. C’est ce que nous avons systématiquement fait, à chaque fois que l’Italie s’est retrouvée aux prises avec une crise politique, sociale ou économique. Cette fois-ci, le Palazzo Chigi (siège du gouvernement italien) est entre les mains « providentielles » de Super Mario, qui a pris la place d’un simple avocat qu’est Giuseppe Conte. Lorenzo Tosa et Vincent Engel se livrent à leur désormais traditionnel ping-pong à ce propos, s’interrogeant tour à tour sur l’histoire et l’origine de ces hommes providentiels italiens.
Heureusement, Davide Turrini nous rappelle que l’homme ne vit pas que de politique, mais bien aussi de cinéma. Un ceinturon et une paire de bottes suspendus qui traînent dans le sable du désert. Cela ne vous dit rien ? Un cowboy, allongé sur une charrette, qui baille sous un chapeau couvrant son visage et la camera qui zoome d’abord sur le personnage entier avant de se déplacer vers ses pieds nus. Sì, sur ce chariot somnole, tranquille, Terence Hill. “Lo chiamavano Trinità”… comment ne pas s’en souvenir. Il film, sorti le 22 Dicembre 1970, fut un succès énorme autant qu’inattendu. Terence Hill se raconte dans une interview riche de souvenirs. Et il voudrait bien distribuer quelques gifles, mais à une certaine politique qui ne s’occupe pas des problèmes des gens. D’ailleurs, pour mémoire : “Dieu pardonne… moi pas !”