Avr 162018
 

Elle fut la muse de Luchino Visconti, Federico Fellini ou Luigi Comencini. Claudia Cardinale fête dimanche ses 80 printemps sur les planches, et sans nostalgie aucune.

« Je n’ai jamais caché mon âge, je n’ai jamais été et je ne serai jamais une diva », assure de sa légendaire voix rauque la star qui, en dépit une impressionnante filmographie, fait preuve d’une émouvante modestie.
Pour franchir ce cap symbolique, l’actrice sera sur les planches du Teatro Augusteo de Naples pour interpréter « La strana coppia », version féminine de « Drôle de couple » de Neil Simon.
La pièce – jouée à l’origine par deux acteurs – est mise en scène par Pasquale Squitieri, décédé l’an passé, qui a partagé sa vie pendant près de 30 ans.
Elle n’avait que 16 ans lorsqu’elle a été happée par le grand écran, presque malgré elle puisqu’elle se rêvait plutôt institutrice ou exploratrice.
« Tous les journalistes, les producteurs, me photographiaient et me demandaient de faire du cinéma. Et moi je disais +non+, je suis avec maman, je ne veux pas », raconte-t-elle, les yeux rieurs soulignés d’un trait noir.
« Et un jour, je monte dans un avion et je vois ma photo partout sur les journaux et le titre: +La fille qui refuse de faire du cinéma+. Alors mon père m’a dit: +Mais fais-le, ce cinéma+ », raconte-t-elle.

Née de parents siciliens à La Goulette, près de Tunis, le 15 avril 1938, Claude Joséphine Rose ne parle à ses débuts que français, arabe et sicilien. Elle devra être doublée, au moins jusqu’à « Huit et Demi » (1963), pour lequel Fellini lui demande de jouer en italien.
La belle brune devient « la fiancée de l’Italie » dès 1958, au côté de Marcello Mastroianni et de Vittorio Gassman dans « Le pigeon », de Mario Monicelli.
Enceinte après un viol, elle veut abandonner mais son mentor, le producteur-réalisateur Franco Cristaldi, la convainc d’aller accoucher secrètement à Londres et de confier l’enfant à sa famille. Elle présente Patrick comme son petit frère pendant sept ans avant de révéler la vérité.

‘Indépendante et engagée’

Elle a 22 ans lorsque Luchino Visconti la fait tourner dans « Rocco et ses frères ». « La » Cardinale crève ensuite l’écran dans « Le Guépard » au côté du flamboyant Alain Delon (1963), tout en tournant en parallèle « Huit et demi ».
Réclamée par Hollywood, où elle a toujours refusé de s’installer, elle séduit les Américains dans « La panthère rose » de Blake Edwards avec Peter Sellers et David Niven.
Les tournages s’enchaînent: « Le plus grand cirque du monde » de Henry Hathaway avec John Wayne, puis « Sandra » de Visconti, « Les Professionnels » de Richard Brooks.
En 1968, elle est l’héroïne du culte « Il était une fois dans l’Ouest », de Sergio Leone (1968), avec Charles Bronson et Henry Fonda.
Le Napolitain Pasquale Squitieri, son « seul amour » et le père de sa fille Claudia, lui fait aussi tourner une douzaine de longs métrages de 1974 à 2011.
Prix de la meilleure actrice en 1984 au Festival de Venise pour « Claretta » de Pasquale Squitieri, puis Lion d’Or en 1993 à Venise et Ours d’Or en 2002 à Berlin pour l’ensemble de sa carrière, elle a joué dans près de 150 longs métrages.
Farouchement opposée à la chirurgie esthétique, elle recommande aussi aux jeunes comédiennes de ne pas « tout accepter pour un rôle qui peut vous abîmer ou vous donner l’impression de vous vendre ».
L’an dernier, le festival de Cannes a choisi une photo de sa jeunesse pour l’affiche de la 70e édition, rendant hommage à « une comédienne aventurière, femme indépendante, citoyenne engagée ».

Avr 162018
 

Un tris di italiani al Festival de Cannes – 2018


Dall’ 8 al 19 maggio, due film italiani in concorso e uno in Un Certain Regard: sono Dogman di Matteo Garrone e ‘Lazzaro felice‘ di Alice Rohrwacher, mentre l’opera seconda di Valeria Golino ‘Euforia’ nella selezione parallela.

Avr 162018
 

Le cinéaste italien Vittorio Taviani est mort à Rome à l’âge de 88 ans. Avec son frère Paolo, on lui doit de nombreux films engagés et poétiques, dont «La nuit de San Lorenzo» ou encore «Padre padrone», qui avait obtenu la Palme d’or à Cannes.

 

 

 

 

 

Les frères Taviani, Paolo et Vittorio, ont été pendant longtemps des figures éminentes de cet humanisme italien forgé à la double expérience de la guerre et de la découverte de la révolution sensible qu’inaugurait le cinéma néoréaliste de Roberto Rossellini et Vittorio de Sica.
Le duo indéfectible à travers les années se brise puisque Vittorio Taviani est mort à Rome à l’âge de 88 ans.

Ils pensaient le cinéma dans cette osmose fraternelle, comme l’analysait Serge Daney dans Libé après avoir vu à Cannes Good Morning Babylonia (1987), l’histoire de deux frères italiens qui partent à Hollywood pour fabriquer les éléphants de la fresque de Griffith Intolerance : «L’art tavanien bénéficie réellement de cette gémellité : dès qu’un frère assure un mouvement, l’autre le rejoint et anticipe déjà sur le pas suivant. C’est un cinéma qui marche sur deux jambes, un récit qui met toujours le temps de son côté, qui le dilate ou le contracte à volonté…»

 

 

Fév 232018
 

* Jeudi 1er mars 2018, 19h00 à La Cinémathèque de Toulouse

« Mia Madre » de Nanni Moretti (2015). Séance présentée par Nicolas Azalbert,critique aux Cahiers du cinéma, et Jean-Philippe Tessé, rédacteur en chef adjoint des Cahiers Du Cinéma (officiel

* Samedi 3 mars 2018, 15h00 à La Cinémathèque de Toulouse

« Germania anno zero » de Roberto Rossellini (1948). Séance présentée par Nicolas Azalbert, critique aux Cahiers du cinéma, et Stéphane Delorme, rédacteur en chef des Cahiers du cinéma

* A partir du 7 mars: Utopia Tournefeuille et Cinéma ABC Toulouse

« Il Figlio, Manuel »
de Dario Albertini (2017)
&
« L’ordine delle cose » d’Andrea Segre (2017)

 

* Au cinéma American Cosmograph – jusqu’au 13/03/2018

« Adua e le compagne » d’Antonio Pietrangeli (1960)
www.american-cosmograph.fr/adua-et-ses-…


* A partir du 21 mars au Cinéma ABC Toulouse

« Dopo la Guerra »(Après la guerre) d’Annarita Zambrano

 

 

 

Jan 292018
 

du 2 au 4 février 2018 au Cinéma Véo Muret
Ce festival est organisé par l’association italienne Damiano Damiano en collaboration avec le CINEMAVEO et VCM. Il est parrainé par le réalisateur, scénariste et acteur Massimo Gaudioso le scénariste de Gomorra.

C’est un festival unique, ne le manquez pas e venez nombreux!

Rens: O6 74 41 49 51 – damianodamiano18@yahoo.it

Jan 182018
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Interview de Jasmine Trinca, réalisée par Valentina Pasquali, à propos de « Fortunata« , film de Sergio Castellitto que nous avons vu dernièrement au Festival du film italien Toulouse et qui sera projeté au cinéma Utopia Tournefeuille à partir du 24 janvier

Les reportages vidéo de L’Italie à Paris

Jan 152018
 

de Werner Schroeter (1978) à la CINEMATHEQUE DE TOULOUSE! En partenariat avec le Ballet du Capitole à l’occasion des représentations Les Liaisons dangereuses/ Cantata (24-28 janvier 2018)

Mardi 16 janvier 2018, 20h30 – séance suivie d’un échange!
+ d’infos: http://www.lacinemathequedetoulouse.com…


« Le Naples des pauvres à travers la vie d’une sœur et d’un frère, depuis la Libération jusqu’à la fin du rêve communiste, d’espoirs en déceptions. » « »Fiction de gauche, mélodrame kitsch, fotoromanzo décadent, chronique d’une ville, opéra en mineur ou, tout simplement, premier film » réaliste » et » narratif » de Schroeter ?
Le Règne de Naples est tout cela à la fois et d’abord le défilé désenchanté de tous les grands récits qui ont nourri le cinéma italien de l’après-guerre (l’action du film se passe entre 1943 et 1972: trente ans, soit une génération) – et ce défilé vu du lieu même du désenchantement : Naples. »

De 1943 à 1972, trente ans d’histoire napolitaine à travers le destin d’un frère et d’une sœur. Jusqu’alors cantonné au statut d’esthète underground, Werner Schroeter accédait légitimement avec Le Règne de Naples à la reconnaissance internationale. Excessive, vivifiante, unique, cette tranche d’histoire se déploie sur seize chapitres introduits chacun par des affiches électorales. Le propos est politique et la mise en images proprement hallucinante. Farce, horreur, mélodrame, chansonnette et opéra.

C’est du cinéma, du grand, sans complexe, ni culpabilité. Sublime et trivial à la fois. Un drame baroque jusqu’à l’excès et une des expériences cinématographiques les plus stimulantes qui soient. »

Prix du film allemand de la meilleure réalisation,
Prix du film allemand de la meilleure photographie.

[A metà anni 70 uno dei registi più interessanti della scuola cinematografica tedesca del secondo dopoguerra s’innamora culturalmente di Napoli: è per questo che nel 1978 Werner Schroeter gira « Nel regno di Napoli », film curioso e raggelante a metà strada tra il melodramma strappalacrime e il prodotto di Cinema d’autore più estremo.

L’opera racconta trent’anni di storia napoletana visti attraverso le disavventure di due famiglie povere e oneste. Girato prevalentemente in lingua napoletana « Nel regno di Napoli » ha il pregio di risultare istruttivo per chi vuole capire quando e dove chi aveva il compito di governare la città non ha saputo, o voluto, farlo nel migliore dei modi. Schroeter ha il grosso merito di raccontare gli eventi storici con la fedeltà del cronista riuscendo a non esasperare il tutto con le continue riflessioni politiche che inserisce, non sempre in armonia con la storia.]

 

Déc 152017
 

au Cinéma ABC Toulouse à partir du 13 décembre

http://abc-toulouse.fr/horaires-des-films.html

Raffaella Giordano l’actrice principale, née à Turin en 1961, est danseuse, chorégraphe et enseignante.
En 1980, elle fait partie des jeunes artistes de la compagnie de théâtre et de danse du Teatro La Fenice, à Venise, dirigée par Carolyn Carlson.
L’année suivante, elle danse au Tanztheater Wuppertal, dirigé par Pina Bausch.
Elle est désormais directrice artistique de l’ Associazione Sosta Palmizi.

Présentée cette année à la Quinzaine des Réalisateurs: ● L’intrusa ● di Leonardo Di Costanzo, raconte le combat quotidien contre la camorra de Giovanna, assistante sociale dans un centre d’accueil pour enfants, petit paradis de solidarité et d’affection…
Leonardo Di Costanzo, originaire d’Ischia, vit entre Paris et Naples. Il enseigne aux Ateliers Varan, à Paris. Il a réalisé plusieurs documentaires, qui ont été sélectionnés et primés dans les plus grands festivals de films internationaux.

 

Déc 082017
 

Séance exceptionnelle au Cinéma ABC Toulouse le lundi 18 décembre à 18h30

A travers de nombreuses images exclusives et inédites, des films Super 8 personnels, des enregistrements inédits, des lettres intimes, la chanteuse d’opéra la plus célèbre au monde se raconte….
ARTICLE

 

Déc 082017
 

avec Antonio Padovan et Giuseppe Battiston pour le film Finché c’è prosecco c’è speranza !!