Jan 102023
 

« Nous aurons encore l’occasion de danser ensemble »

Daria Deflorian / Antonio Tagliarini / 15mar>18mar

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sentir le grisou, comme c’est difficile. Comme c’est difficile, en effet, de savoir voir ce qui n’apparaît qu’à peine, de surprendre le frissonnement d’ailes de l’oisillon quand passe le « mauvais air » – le mauvais temps – de l’histoire.
G. Didi-Huberman, Sentir le grisou

d’après Ginger et Fred de Fellini

Après Quasi niente, Daria Deflorian et Antonio Tagliarini voulaient aborder l’intime de façon plus grande et plus folle, en lien avec ce que l’artiste en représentation donne à voir de lui-même : qui de plus indiqué alors que Fellini pour accompagner cette exploration ? Dans Ginger et Fred, Giuletta Masina et Marcello Mastroianni sont Amelia et Pippo, deux modestes danseurs de claquettes vieillissants ayant à leur répertoire une imitation du mythique duo hollywoodien. Désormais séparés, ils sont invités à danser pour une rétrospective télévisée où la société du spectacle a détrôné l’art qu’ils connaissaient. Un film crépusculaire, saisissant entre la lumière aveuglante des projecteurs et l’obscurité d’une coupure d’électricité, les différents visages de l’artiste. Comme ils l’avaient fait dans Quasi niente, Daria et Antonio ont en effet poussé plus loin la diffraction des identités en faisant cohabiter sur le plateau trois générations différentes. Une façon de suivre à travers les corps ce qui a changé en eux et dans le monde autour. Des corps qui parlent, qui chantent, et qui dansent bien sûr. Une façon de s’immiscer dans cet espace mouvant entre l’image et l’identité, qui ne peut se révéler que dans la relation à l’autre. Et une vibrante mise en abime de la vie d’artiste depuis les coulisses.

 

 

Sep 052022
 

Tony Di Stasio jouera son spectacle « Comme à la maison-fatto in casa » à Toulouse au Théâtre LA VIOLETTE fin septembre

Vous retrouverez la Mamma, i Nonni, lo Zio, i Cugini et autant de personnages tous aussi déjantés les uns que les autres dans cette chronique du bonheur pleine de rire, d’amour et de chansons.
Il y évoque de façon humoristique, la chance que nous avons d’avoir grandi dans la double culture Franco-Italienne.
Parce qu’on ne peut oublier notre merveilleux pays d’origine et on ne peut que remercier notre beau pays d’accueil.
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HORAIRES SPECTACLES:
Jeudi 29 à 19h30
Vendredi 30 à 15h30 et 19h30
Samedi 1er octobre à 20h45
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THEATRE DE LA VIOLETTE : 67 Chemin Pujibet, 31200 Toulouse
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A noter : une séance est prévue vendredi 30/09 à 15h30.
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La direction du théâtre propose un tarif préférentiel pour les associations italiennes locales à 11€.
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Il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous et de choisir le tarif en question :

Tony Di Stasio +33 6 99 35 12 91

Avr 222022
 

Vendredi 29 et samedi 30 avril 2022 à 20h30, Théâtre du Pavé – 34 Rue Maran – 31400 Toulouse

Durée : 1h20 | Grande salle

Les mots et la musique d’un amour entre une jeune femme à Paris et son grand-père italien.

Léa est une jeune parisienne dynamique ; Luciano, son grand-père italien habite la campagne lyonnaise. A la veille des vacances de Léa, un événement inattendu va les conduire à se retrouver.

Il Mio Sole est un spectacle musical à destination des italiens, des immigrés, des petits-enfants devenus grands, des rêveurs. Mais c’est surtout un spectacle pour les amoureux du texte, les amoureux du jeu entre énergie brute et moments choyés.

Pas une seconde de répit avec Rachel Bulgarelli, tantôt à la voix tantôt au violoncelle. Elle nous fait virevolter de personnage en personnage en passant allègrement du présent au passé accompagnée par le guitariste Jeff Guilloux.

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Au fil du spectacle, sa quête devient nôtre : Comment le souvenir et le langage façonnent-t-il le rée Texte, jeu, mise en scène, violoncelle, composition, arrangements Rachel Bulgarelli /
Guitares, cavaquinho / composition, arrangements Jeff Guilloux / Sound design Éric Avondo /
Création lumière Sylvain Dubun / Regard extérieur Claire Chaperot
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Avr 052022
 

Le 22 Avril à 15h au 35 ter rue Gabriel Peri
Réservations : litalieatoulouse@orange.fr

 

Eduardo De Filippo, 1900-1984 di Enzo Biagi

 

Quando è morto, gli hanno fatto un monumento di parole. Forse troppe, per uno che si faceva notare soprattutto per i lunghi silenzi e inventava strampalate figure chiuse in un tenace mutismo, che per esprimersi senza troppi discorsi ricorrevano ai botti.

Eduardo aveva il pudore dei sentimenti e odiava gli sproloqui, i punti esclamativi, gli effettacci e i lustrini: le sue ultime recite sembravano sacre rappresentazioni.

Ritrovo nei miei taccuini certi momenti dei nostri incontri; gli era più facile concedere un invito a pranzo che un’intervista. Ma le cose che diceva erano illuminanti.

 

La prima impressione di una platea: «Ero piccolo, sbigottito: uno splendore abbagliante. Mi trovai là da un momento all’altro: lo spettacolo è luce, è sorpresa. Non finirà mai. Fin quando ci sarà un filo d’erba sulla terra, ce ne sarà uno finto sul palcoscenico. Teatro significa vivere sul serio quello che gli altri nella vita recitano male».

Spiegava il segreto della sua arte: «Io osservo, osservo continuamente. Il teatro porta alla vita e la vita al teatro. L’umanità, attraverso i fatti che evolvono continuamente, ci fornisce modelli che ci meravigliano sempre: nuovi, pazzi, imprevedibili, che ci danno poi i personaggi. E le mie commedie sono tragedie anche quando fanno ridere».

La sua idea dell’attore: «L’uomo, qualche volta, è come le scimmie, che hanno il gusto dell’imitazione. Le hanno viste che si mettevano addosso rafia e fiori e ballavano. Ma se è vanitoso, è solo uno che ha la faccia tosta di salire in alto, su delle assi inchiodate, per farsi vedere. L’artista è un’altra cosa».

I tempi dell’avanspettacolo: «Scrivevamo i nostri copioni in camerino, negli intervalli, e la testa rimbombava dei dialoghi e dei sospiri dei primi film sonori. I napoletani sono esigenti: ogni settimana bisognava cambiare repertorio.

E sono terribili: ti capiscono prima che parli e devi stare molto attento per poterli imbrogliare. Anche Natale in casa Cupiello era un atto unico, bellissimo. Avevamo in cartellone Sik-Sik l’artefice magico, e per rappresentarlo erano assolutamente indispensabili un colombo e una gallina. Una notte, spinti dall’appetito, ci rivolgemmo a un trattore perché ci cucinasse i due cari compagni di lavoro. Li mangiammo, ma con molta pena».

Il successo: «Nel 1942, con i miei fratelli decidemmo di passare proprio al teatro, con una compagnia nostra e con copioni scritti da noi. Debuttammo a Milano, all’Odeon. Ma chi ci conosceva? Le poltrone erano per metà vuote, però alla fine il pubblico urlava: “Viva Napoli”. Renato Simoni fece un lungo articolo e nei giorni seguenti tutte le file si riempirono. Cominciò la conquista del Nord».

Il più bel ricordo: «È nella mia città che ho provato la commozione più profonda. Fu alla prima di Napoli milionaria. C’era il fronte fermo a Firenze. C’era la fame e tanta gente disperata. Ottenni il San Carlo per una sera. I professori d’orchestra, per assistere allo spettacolo, si erano infilati nel golfo mistico. “Vedrete che ci diffamerà” diceva qualcuno allarmato dal titolo.

«Io facevo Gennaro Esposito, un povero e bravo uomo, che viene portato via dai tedeschi e quando ritorna trova un figlio ladro, la moglie che fa il mercato nero, si è arricchita, lo ha tradito, e la figlia ha fatto l’amore con un soldato americano.

«Sono dei cinici, ma Gennaro Esposito, con tolleranza, con comprensione, fa capire ai familiari che non è finito niente, che la vita continua. Recitavo e sentivo intorno a me un silenzio terribile. Quando dissi l’ultima battuta: “Deve passare la notte” e scese il pesante velario, ci fu silenzio ancora, per otto, dieci secondi, poi scoppiò un applauso furioso e anche un pianto irrefrenabile; tutti avevano in mano un fazzoletto, gli orchestrali si erano alzati in piedi, i macchinisti avevano invaso la scena, il pubblico era salito sul palcoscenico, tutti piangevano e anch’io piangevo, e piangeva Raffaele Viviani che era corso ad abbracciarmi. Io avevo detto il dolore di tutti».

Il suo mondo: «Napule è nu paese curioso/è nu teatro antico […] sempre apierto:/ce nasce gente ca senza cuncerto/ scenne p’ strade e sape recità».

 

 

Fév 072022
 

L’Europe fait son théâtre à Toulouse !

Dans le cadre du festival de théâtre étudiant Universcènes – la compagnie de la Section d’italien I Chiassosi propose un spectacle de théâtre contemporain en langue italienne à la Scène de la Fabrique de l’Université Toulouse Jean Jaurès.

 

Cette année deux courtes pièces

« Focus Group » de Marco Di Stefano et

« La conseguenze del surriscaldamento globale » / « Les conséquences du réchauffement climatique » de Giulia Lombezzi.Focus Group


Elles seront présentées le jeudi 10 mars à 19h et
le vendredi 11 mars à 12h45 et à 19h à la Fabrique de l’UT2J.

Un représentation supplémentaire sera donnée le mercredi 20 avril à la MAC de Chapou, à 20h.

Une des dramaturges, Giulia Lombezzi sera présente pour un bord de scène à la fin des représentations.

Vous pourrez réserver à cette adresse :

https://my.weezevent.com/festival-universcenes

* L’entrée est libre et gratuite, sous contrôle du pass sanitaire.

Comment nous rejoindre ?

La fabrique culturelle 5, allées antonio Machado 31058 toulouse cedex 9. La Fabrique culturelle se situe à l’entrée de l’Université de Toulouse Le mirail, en face de l’Arche.

Accès métro : Ligne A (direction Basso-Cambo, station mirail-Université )
Accès Bus : Ligne 13 ( Arènes ‹› Basso-Cambo )
Accès voiture : Parking gratuit sur le campus, mais attention fermeture à 22h.

En savoir plus sur festival :

https://culture.univ-tlse2.fr

https://www.facebook.com/ciam.ut2j/

https://www.facebook.com/UNIVERSCENES/

 

Jan 062020
 

Mercredi 8 et jeudi 9 janvier à 20h
Vendredi 10 et samedi 11 janvier à 20h30

au théâtre Garonne
durée : 1h10
coproduction / première en France

Texte : Spiro Scimone d’apres Six Personnages en quete d’auteur de Luigi Pirandello
Mise en scene : Francesco Sframeli
En italien, surtitré en français

Offre spéciale: 15€ (au lieu de 25€) / 10€ moins de 30 ans (au lieu de 12€)

Acteur et auteur d’un répertoire traduit et joué aujourd’hui dans de nombreux pays, le Sicilien Spiro Scimone fait le pari de réécrire presque cent ans plus tard ! le célébrissime Six personnages en quête d’auteur de Pirandello. Poussé par le désir d’unir son écriture à celle du « grand maître », Spiro s’est replongé dans l’histoire de ces figures abandonnées, leur redonnant vie à sa façon dans une nouvelle partition où le rythme, la concision et l’humour sont essentiels.
Avec la même intrigue : six personnages en errance débarquent à limproviste dans un théâtre, tandis quune compagnie tente de répéter un spectacle qui peut-être ne se jouera jamais…

« En effet, voilà le drame ! Le drame, monsieur, est entièrement là ! Dans la conscience que chacun de nous croit être « un », toujours, dans tous ses actes, alors quen réalité il est « tant dautres », monsieur « tant dautres » . » Spiro Scimone, Sei

Renseignements et réservations pour l’offre spéciale :
Marie Brieulé 06 84 52 55 59 marie@theatregaronne.com
Ellen Ginisty 05 62 48 56 41 ellen@theatregaronne.com

 

Mar 012019
 

La Compagnie Italienne, cette année nous propose une pièce courte de Beniamino Joppolo,
« L’attesa » qui met en scène une dispute philosophique expéditive sur l’existence de Dieu, l’arrivée de la guerre, l’approche du communisme entre quatre amis, Giacinto, Gelsomino, Rosa et Violetta dans un café d’une petite bourgade sicilienne.

La pièce construite comme une boucle infinie est faite de dialogues inaboutis qui tendent tantôt vers l’explosion violente, tantôt vers un humour paradoxal dans une dynamique du théâtre de l’absurde.
Les discours apparemment stériles et l’atmosphère étouffante explicitent une théorie de l’évolution de l’espèce humaine qui serait arrivée à un stade d’immobilisme, à un point de non-retour.

Cette année, le festival propose deux pièces par soir :
une aventure linguistique et culturelle très diversifiée!

– mardi 12 mars (19h)
– mercredi 13 mars (19h)
– jeudi 14 mars (19h)
– lundi 18 mars (19h)
– mardi 19 mars (19h)

➡️Un seul lieu : la Fabrique de l’Université Toulouse – Jean Jaurès.

Fév 192019
 

Présentée dans le cadre de IN EXTREMIS 2019 mercredi 20 – jeudi 21 à 20h

vendredi 22 – samedi 23 mars à 20h30

En italien surtitré en français (durée 1h30)

Au théâtre Garonne (1avenue du château d’eau 31300 Toulouse)

OFFRE SPECIALE pour L’ITALIE A TOULOUSE : 15 € (au lieu de 25 €) / 10 € (-26 ans et demandeur d’emploi)

pour bénéficier de cette offre, merci de réserver (uniquement par téléphone) en mentionnant le mot clef « L’Italie à Toulouse » auprès de la billetterie au 05 62 48 54 77 du lundi au vendredi de 13h30 à 18h30 et les samedis de représentation à partir de 16h30.

 

Photos de ClaudiaPajewski


Photo de Chiara Ernandes

Quasi Niente réunit trois femmes et deux hommes sur « le mal de vivre ». On est très loin de l’introspection douloureuse dans cette déclinaison de portraits de femmes à des périodes différentes de la vie, qui entrelace réel et fiction avec un humour et une grâce incomparables. Comment parfois le théâtre peut-il aussi subtilement s’approcher des sentiments, des émotions que chacun enfouit derrière les apparences ? C’est là tout l’art d’écriture et le secret de jeu que déploie cette équipe italienne. Elle vient du théâtre, lui de la danse. Ils forment un duo rare, auteurs et acteurs d’un théâtre vibrant de sincérité qui réinvente le réel sur le plateau et s’attache à des perdants magnifiques – la collectionneuse de carnets intimes dans Reality (2015 et 2016), les personnes dans la rue dans Le ciel n’est pas une toile de fond.

Cette fois, c’est le personnage de Giulana interprétée par Monica Vitti dans Le Désert rouge d’Antonioni qui a inspiré Quasi Niente.

En parallèle, samedi 23/03 à 18h, ils présenteront Scavi (fouilles), performance conçue pour un petit nombre de spectateurs, une restitution publique de leurs découvertes, faites lors de la phase de recherche du spectacle au Fond Antonioni de Ferrare : « Nous avons fouillé avec patience comme font les archéologues ».

Les représentations seront précédées d’une projection de Il Deserto Rosso à la Cinémathèque le 19 mars à 21h.

EXTRAITS DE PRESSE

Construite à partir de ce sujet peu abordé sur les plateaux, l’entreprise est intensément humaine, paradoxalement lumineuse. Par des mots simples utilisés pour décrire une réalité complexe, Deflorian et Tagliarini appréhendent avec finesse et sensibilité ce magma noir qui embrume l’esprit et englue le corps. Se confier, danser, prouver son utilité, vouloir tout détruire pour se reconstruire, ailleurs, sont autant de portes de sortie esquissées, sans toujours avoir la force de les emprunter. Scènesweb

Il y a de la délicatesse dans les teintes des costumes qui déclinent l’automne de chaque vie, et dans la synchronisation des gestes qui ne miment pas le réalisme mais la souplesse d’un pas de danse. Libération


ET AUSSI…

RENCONTRES | à l’issue du spectacle

jeudi 21 mars, traduite par Francesca Corona, animée par Mélanie Jorba

CINEMA | Le Désert Rouge à la Cinémathèque mardi 19 mars à 21h

PERFORMANCE | SCAVI samedi 23 mars à 18h

CONCERT | WOW samedi 23 mars à 22h

Mar 192018
 

Le festival Universcènes est de retour à la Gare Aux Artistes à Montrabé!

– Interprété en italien et surtitré en français, le spectacle démarre à 19h et dure environ 1h30 –

Le mardi 10 avril aura lieu une journée d’études à la librairie Ombres Blanches (librairie étrangère, 3 rue Mirepoix) de 14h à 17h30, autour du texte et de la mise en scène.

L’auteur et le traducteur seront présents le lundi 9 avril, pour un bord de scène à l’issue du spectacle.

Nous avons le plaisir de vous convier au spectacle de la compagnie universitaire italophone I Chiassosi qui aura lieu les 7 et 9 Avril prochains!
Cette année, la compagnie vous propose un texte du jeune dramaturge Emanuele Aldrovandi intitulé « Allarmi« dans une mise en scène de Jean-Claude Bastos.

Réservations: https://www.weezevent.com/widget_multi.php…

Pour en savoir +: https://universcenesreservations.wordpress.com/cie-i-chiassosi/

https://universcenesreservations.wordpress.com/comment-all…/