Avr 162020
 

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Ce nouveau numéro est certainement spécial en raison de la période que nous traversons et des changements qui se sont imposés à nous.
Un numéro qui montre une Italie qui ne baisse pas les bras, une Italie qui veut s’en sortir : l’Italie du savoir-faire, de la générosité et de l’altruisme.

Vous trouverez ainsi la contribution de l’ancien maire de la ville éternelle, Walter Veltroni, qui nous accompagne dans les rues d’une « ROMA DESERTA », entre rêve et cauchemar. Il nous guide dans un voyage plein de souvenirs et d’amour pour imaginer la suite.

Nous irons également à Bologne, la ville qui, quelques semaines seulement avant le début de l’épidémie, avait demandé à l’Unesco de déclarer Patrimoine de l’Humanité ses « prestigieux et uniques » 64 km de portiques.

Après Bologne, c’est une plongée dans le passé de la Renaissance pour célébrer les 500 ans de la disparition du peintre Raphaël.

Nous découvrirons aussi, grace à la richesse des diversités culturelles italiennes. C’est le cas de la présence séculaire des communautés albanaises dans la Péninsule, et tout particulièrement en Calabre, qui accueille le nombre le plus important de villages d’origine arbëreshë.

Pour notre rubrique Cinéma, nous avosn recueilli les impressions de Giorgio Diritti, réalisateur du film sur le peintre émilien Antonio Ligabue, Volevo nascondermi, film qui a valu à Elio Germano le prix d’interprétation masculine au dernier Festival de Berlin.

Et puis nous allons vous parler de l’idée surprenante d’une entreprise familiale de Livourne qui a produit, avec des méthodes antiques, un vin affiné en mer. Oui, vous avez bien lu, dans l’eau salée ou du moins en partie. Difficile à croire, et pourtant cette perle œnogastronomique sera bientôt disponible pour les passionnés de vin.

Encore une excellence du Made in Italy, la fabrication des jeans les plus écologiques de la planète. Un denim qui ne pollue pas, produit en Italie par une entreprise milanaise, grâce à l’utilisation de champignons et d’algues.

En cette période sombre, nous avons fait le pari de donner couleurs et fondements à nos efforts. RADICI a relevé ce défi, il reste maintenant votre réponse dont nous ne doutons pas qu’elle sera, comme toujours, forte et généreuse. La vocation de la revue RADICI est d’incarner un espace de réflexion et de beauté quotidienne, si nécessaire en ce moment. Et c’est peut-être cela qui a déterminé, grâce à vous, le succès de RADICI.

Or, continuer à vous fournir des informations de qualité a un coût important, et en raison de l’urgence sanitaire dans laquelle nous sommes et de l’absence de visibilité qu’elle engendre, nous avons plus que jamais besoin de votre soutien. Le soutien le plus fort que vous puissiez nous apporter, c’est de vous abonner, de vous réabonner et si possible de proposer à vos amis de s’abonner à leur tour.

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Merci du fond du cœur et, surtout, nous vous souhaitons à tous, en France, en Italie, partout dans le monde, de traverser cette période éprouvante le plus sainement et le plus sereinement possible.

Rocco Femia

 

Fév 072020
 

Vendredi 28 Février 15h/16h30 – Rue Gabriel Péri / RESERVATION OBLIGATOIRE

Les textes proposés

il racconto di Leonardo Sciascia (1921- 1989) «Il lungo viaggio» tratto dalla sua raccolta « Il mare colore del vino »

Leonardo Sciascia (1921-1989) nasce a Racalmuto, in provincia di Agrigento, da una famiglia della borghesia siciliana. Intellettuale di grande impegno politico e civile, negli anni Settanta fu anche deputato del parlamento nazionale ed europeo. Nelle sue opere (saggi, romanzi, articoli giornalistici) egli denuncia i mali della sua terra natale, visti spesso come un sintomo del più vasto degrado sociale e morale di tutta l’Italia.

Nella raccolta di racconti « Il mare colore del vino » (1973), tratta alcune piaghe sociali del Sud dell’Italia, tra cui il grave problema dell’emigrazione clandestina

Nel racconto, « Il lungo viaggio » , Sciascia scrive della terribile beffa di cui sono vittime alcuni poveri contadinisiciliani che, all’inizio del Novecento, vorrebbero emigrare in America per sfuggire a una vita di stenti e miseria.
Dopo aver preso accordi con un losco individuo, il signor Melfa, e avergli pagato un’ingente somma di denaro, gli emigranti si ritrovano di notte, pieni di paura ma anche di speranza, su una spiaggia vicino a Gela, e si imbarcano sulla nave che dovrebbe portarli a New York. Dopo un lungo e difficile viaggio, durato undici notti, Melfa li fa sbarcare. Ma i loro sogni di ricchezza e benesseresaranno atrocemente delusi: una brutta sorpresa li aspetta…

 

un estratto dal romanzo di Francesca Barra (1978 ) « Il mare nasconde le stelle ».

Francesca Barra (Policoro (Basilicata), 24 settembre 1978) è una giornalista, scrittrice, conduttrice televisiva, conduttrice radiofonica ed ex-politica italiana

Mi chiamo Remon. Avevo quattordici anni quando sono arrivato in Italia a bordo di un barcone dall’Egitto.
Da solo. Il mio viaggio in mare è iniziato il 6 luglio 2013, è durato centosessanta ore.
E preferirei morire pur di non dover più compiere quel viaggio.

Il sogno di Remon è cercare la libertà. Ma è solo un ragazzo di quattordici anni e da giorni è su una barca, infreddolito e affamato. Il mare è una distesa infinita davanti a lui. Il rumore della paura è assordante in quel silenzio. Eppure Remon non si sente solo. Guarda il cielo e affida i suoi sogni alle stelle. Non sa dove è diretto. Sa bene da cosa sta fuggendo. Dal suo paese, l’Egitto. Dall’odio e dalla intolleranza che hanno cambiato la sua vita all’improvviso. Perché Remon è cristiano e non è più libero di giocare per le strade, di andare a scuola, di pregare Dio. È stato costretto a scappare senza dire addio alla sua famiglia. Nei suoi occhi, troppo giovani per aver visto già tanto dolore, rivede i momenti felici con loro: gli abbracci di sua madre, le chiacchiere con suo padre, le risate con suo fratello. Tutto ora appare così lontano. Ora che il suo viaggio è finito e una terra sconosciuta lo accoglie: l’Italia. Remon non si aspetta più nulla dal futuro. Eppure i miracoli possono accadere. Perché basta poco per sentirsi di nuovo a casa. Basta l’affetto di amici inaspettati. Basta l’appoggio di insegnanti che credono in te. Basta l’impegno e la passione per lo studio. Remon giorno dopo giorno ritrova la speranza e il coraggio di sorridere ancora. Senza dimenticare il passato. Senza dimenticare da dove viene. Ma forte di una nuova scoperta: a volte anche dal mare si può volare.

Avr 262019
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans ce numéro vous trouverez trois interviews exclusives à trois célèbres personnalités italiennes: le philosophe Massimo Cacciari, le patron de Slow Food Carlo Petrini et l’écrivain Moni Ovada

 

Mar 182019
 

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COMPRENDRE LA PÉRIODE A TRAVERS LA MUSIQUE, LES LIVRES, LE CINEMA

Tandis que les Brigades rouges et les groupuscules néo-fascistes sèment la terreur et la mort, les musiciens italiens se font l’écho, entre chanson romantique, rock, funk ou disco, des interrogations d’un peuple

L’explosion, le 12 décembre 1969, d’une bombe Piazza di Fontana à Milan inaugure en Italie ce que les historiens qualifieront plus tard d’années de plomb, une décennie mortifère où le terrorisme d’extrême gauche (et notamment celui des Brigades rouges, fondées en 1970) répond à celui de l’extrême droite avec parfois, les complicités nauséabondes de services secrets italiens, voire de la CIA.

Face à ce déchaînement de violences (enlèvements, assassinats, attentats à la bombe…) qui fera près de 500 morts en 18 ans, et dans un contexte sociale très tendu (nombreux mouvements de grèves, occupations d’usine) la culture connait une très forte politisation. Le cinéma multiplie les films sur le terrorisme et les musiciens expriment les doutes d’une société. Cantautori (auteurs compositeurs de chansons à texte), rockers (l’Italie est une terre d’élection du rock progressif) ou autres, la plupart des musiciens italiens prend position, parfois de manière surprenante comme en 1976, lorsqu’Adriano Celentano dénonce la flambée des prix de l’essence et appelle à la dévaluation de la lire !

 

« L’Italie des années de plomb » : le terrorisme entre histoire et mémoire/ Sous la direction de Marc Lazar et Marie-Anne Matard-Bonucci

Description

Des années 1960 aux années 1980, l’Italie fut le théâtre d’une violence politique de nature exceptionnelle par son intensité et sa durée. Attentats à la bombe perpétrés par l’extrême droite. Enlèvements, « jambisations », assassinats revendiqués par des formations armées d’extrême gauche, telles que les Brigades rouges ou Prima Linea. Manifestations violentes et répression policière. Aujourd’hui encore, cette période de l’histoire italienne, dite des « années de plomb », conserve un caractère traumatique, suscitant d’incessants conflits mémoriels. Des procès sont toujours en cours tandis que certains faits sont restés impunis. Le caractère encore brûlant de ce passé n’a pas empêché sa constitution en objet d’histoire.

Réunissant les meilleurs spécialistes français et italiens, historiens, politistes, sociologues et juristes, ainsi que des témoins italiens, cet ouvrage privilégie quatre angles d’analyse : saisir les raisons et les usages de la violence ; penser et conceptualiser les années de plomb ; étudier les représentations de cette époque ; et, enfin, esquisser une comparaison entre les perceptions française et italienne des années de plomb qui se sont affrontées autour de tant de malentendus et de polémiques liés à la fameuse « doctrine Mitterrand ».
Un ouvrage qui constitue une pierre d’importance pour le vaste chantier historiographique et mémoriel de l’Italie des années de plomb. – 4° de couverture –

« Années de rêves et de plomb »
Des grèves à la lutte armée en Italie (1968-1980) par Alessandro Stella

 

 

 

 

 

 

 

Cinéma et enseignement

Enseigner l’histoire des « Années de plomb » italiennes par le cinéma de fiction

Gino Nocera et Jean-François Wagniart

Résumé

Faisant écho dans ce dossier aux propos de Fassbinder, les auteurs de l’article rappellent ceux du réalisateur italien Elio Petri : « On ne peut que lancer des bobines à la tête des gens, mais les lancer comme des pavés ». Même période, même révolte, plus marginale encore dans la société italienne, de quelques cinéastes. Là aussi la dénonciation de l’oppression subie par les classes populaires dans une Italie en proie au « miracle économique » s’associe à celle de l’oubli du passé fasciste. Ces cinéastes s’efforcèrent aussi de dévoiler les mécanismes de la violence terroriste qui frappa l’Italie lors des « Années de plomb », montrant un état gangrené par les milieux d’extrême droite, par la corruption et une société sans horizon politique alternatif. Travail salutaire, mais le bilan est au final assez amer face au spectacle d’une société toujours malade de ses vieux démons.

Que pèsent les efforts de Francesco Rosi ou de Marco Bellochio, contempteurs scrupuleux de la réalité italienne, face à la volonté d’oubli et de refoulement ? Pourtant, leur questionnement peut fournir des sources pour mieux faire comprendre aux jeunes élèves la complexité des phénomènes de violences politiques, caractéristiques de ces années, et est indispensable à la compréhension des fonctionnements politiques et de leurs limites après les échecs des révoltes de la fin des années 1960.

À la fin des années 1960 et au début des années 1970, toute une série de films comme La classe operaia va in paradiso (La classe ouvrière va au paradis) d’Elio Petri (1971) s’attaque à l’abus de pouvoir et à l’oppression économique de la classe ouvrière. Lulu Massa (Gian Maria Volonte) travaille aux pièces et perd un doigt. Il découvre la solidarité de ses camarades qui déclenchent une grève. Dès lors, il devient un révolté et se rapproche des militants d’extrême gauche (essentiellement des étudiants) qui critiquent violemment les méthodes légalistes des syndicats. Licencié, il sera finalement réintégré. Pour lui, l’enfer du travail à la chaîne continue : il n’y a pas de paradis pour la classe ouvrière !


Dans l’Italie des années 1970, un film politique, pour être efficace, doit garder les attraits du spectacle s’adressant au plus grand nombre et inscrire la contestation dans un univers ancré dans la réalité sociale.
Cinq ans plus tard, avec Todo Modo, Petri ira encore plus loin dans la critique radicale de la société italienne, créant un univers de pure fiction afin de donner plus de poids à son attaque contre la Démocratie hrétienne et son alliée incontournable, l’Église catholique au pouvoir depuis des décennies.

Pour beaucoup de représentants du jeune cinéma italien (à commencer par Paolo et Vittorio Taviani, Bernardo Bertolucci, Marco Bellocchio), il faut renouer avec un art plus directement engagé, plus descriptif de la réalité que l’on retrouve également dans la comédie à l’italienne, autour du thème de la contestation sociale (I compagni, Les camarades de Mario Monicelli en 1963).

La mort d’Aldo Moro en 1978 constitue un choc, une rupture sanglante pour toute la société et les cinéastes partagent ces sentiments. La lutte armée de gauche a perdu son romantisme et devient une réalité qui leur apparaît difficilement justifiable. La production cinématographique va alors se concentrer sur des films qui tentent d’analyser l’escalade de la violence et la fuite en avant des terroristes de tous bords.

La dénonciation du pouvoir corrompu par le drame policier

Un travail analogue peut être fait avec le second film traitant de cette thématique – et pour tout dire le seul autre « grand » film du cinéma italien sur ce thème. Il s’agit de Cadaveri eccellenti (Cadavres exquis) de Francesco Rosi sorti en 1976. Dans ce film, l’inspecteur Rogas (Lino Ventura) doit résoudre une enquête portant sur une série de meurtres de magistrats. Son enquête lui fait découvrir l’existence d’un complot en vue d’un coup d’État. Cette découverte l’amène à prendre contact avec le Parti communiste pour y faire barrage. Cette solution échoue puisqu’il est lui-même assassiné en même temps que le secrétaire général du Parti communiste… Là encore, la stratégie de la tension est au cœur du discours de Francesco Rosi qui est un observateur attentif des réalités italiennes. Il sera utile de donner aux élèves quelques informations filmographiques afin de leur faire comprendre que ce cinéma s’inscrit dans une série de films dénonçant les dérives présentes dans la société italienne

 

 

 

 

 

Mar 012019
 

Le n° 101 de RADICI – Revue d’actualité, culture et langue italiennes bientôt dans vos boîtes aux lettres ou chez votre marchand de journaux!
Des sujets d’actualité mais aussi un interview d’Erri De Luca, de Fiorella Mannoia… et une invitation à vous évader au cœur du Trentin, terre d’harmonie entre les hommes et la nature!
+ d’infos: https://www.radici-press.net/

Fév 012019
 

COLLECTION MOTAIS DE NARBONNE : PEINTURES FRANÇAISES ET ITALIENNES DES XVIIe ET XVIIIe SIÈCLES

Exposition ouverte du 22 février au 2 juin 2019: du mardi au dimanche de 10h à 18h (nocturne le jeudi jusqu’à 20h30).
Collection permanente + Expo temporaire : 10 € – Tarif réduit : 8 €

Photo tableau: Carlo Maratta (1625-1713), « Josué arrêtant le soleil », huile sur toile, collection Motais de Narbonne –

 

Cette collection est dévoilée au public pour la première fois, à Toulouse à la suite de sa première étape orléanaise.

« La présentation de cette collection de 80 tableaux des XVIIe et XVIIIe siècles, italiens et français, résolument tournés vers l’histoire, s’inscrit dans la lignée des grandes expositions consacrées aux collections privées, organisées par la Fondation Bemberg.

Tout au long du parcours, le visiteur pénétrera dans l’intimité d’une collection privée vivante, rythmée par les histoires et les coups de cœur qui ont conduit à sa constitution. Les Motais de Narbonne partagent avec cette exposition non seulement l’exceptionnelle collection qu’ils ont rassemblée, mais également une part de l’histoire intime qui se tisse entre un amateur et un tableau.

L’émotion, les motifs insolites et surprenants occupent ainsi une place particulière dans le cœur d’Héléna et de Guy Motais de Narbonne, stimulant leur regard et générant parfois une acquisition. De même, leur vif intérêt pour les musées, qui a joué un rôle déterminant dans la formation de leur regard et de leur goût, ponctue le parcours par des rapprochements avec des peintures qui les ont inspirés. »

Oct 252018
 

Choisi pour reconstruire le nouveau viaduc de Gênes, il est ce qu’on appelle un « starchitect » :
l’un de ces rares, très rares architectes stars dont les bâtiments deviennent immédiatement des icônes.

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Cinq œuvres pour comprendre le génie de l’architecture Renzo Piano

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Mai 242018
 

Sur ARTE: vendredi 25 mai à 16h30 et en replay 24 juillet!

« Il a treize ans. Il est Italien, mais Napolitain avant tout.
Il habite Montedidio, un quartier populaire de Naples. Il vient de quitter l’école pour travailler. Ses parents lui ont permis d’aller à l’école jusqu’en neuvième, alors que beaucoup de ses camarades l’ont quittée après la septième. Ils voulaient qu’il apprenne l’Italien, pour connaître et s’ouvrir au monde.
C’est important de s’ouvrir au monde, même si Naples est un monde à elle toute seule avec ses habitants, ses cris, ses interpellations, ses odeurs de mer, de pêche, de cuisine et de linge qui sèche au vent, tout là-haut sur les hauteurs de Montedidio. »